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samedi 5 juin 2021

Un portrait d’Ernest Dhombres

J’ai trouvé une assez belle photo du pasteur Ernest Dhombres (1824-1894) dans une édition de Foi et patrie publiée en 1895, un an après sa mort et vingt-cinq ans après la guerre de 1870. Malheureusement, le livre ne fournit pas de précisions sur sa date, mais je la situerais autour de 1872 ou 1873. A la différence des autres photos que nous avons de lui, Dhombres ne porte pas la robe pastorale mais un costume civil.

 
 
Vous trouverez l’ensemble des photos de Dhombres que je connaisse sur mon site Internet (ici).
 

samedi 22 mai 2021

Portraits de Pierre du Bosc

Nous possédons plusieurs portraits du pasteur huguenot Pierre du Bosc (1623-1692). Chacun le montre revêtu de sa robe pastorale et coiffé d’une perruque, mais sans le bonnet dont il était coiffé lorsque Gilles Ménage (1613-1692) l’entendit prêcher à Caen [1].

Le premier portrait est une gravure de Georg Friedrich Schmidt (1712-1775), d’après un tableau d’un certain Chevalier. Le British Museum la date entre 1737 et 1739.  A en juger du grand nombre de copies encore en vente, elle a dû avoir une distribution large. Elle montre le pasteur en buste, de profil à gauche, dans une bordure ovale.



Sous la bordure ovale, il y a une inscription :

lundi 26 novembre 2018

Portraits de Michel Le Faucheur


Les portraits de Michel Le Faucheur (1585-1657) sont assez difficiles à trouver. J’ai pu en acquérir deux que voici :

Le premier est de Moncornet. Il s’agit probablement de Balthasar Moncornet (1600-1668), un graveur d'origine wallonne exerçant à Paris.

lundi 8 octobre 2018

Portraits de Pierre Du Moulin

S’il y a un pasteur huguenot dont nous ne manquons pas de portraits, c’est Pierre Du Moulin (ou Petrus Molinaeus, 1568-1658), pasteur à Charenton et ensuite professeur de théologie à Sedan.

Dans ma petite collection personnelle de gravures, il y a quatre portraits du vénérable pasteur :

La première gravure montre un Du Moulin encore relativement jeune. La Bibliothèque nationale d’Autriche, qui possède un exemplaire du même portrait, le date à 1614. Le pasteur aurait alors 46 ans.


L’inscription latine (« Petrus Molineus [sic] Philosophie Naturalis Professo. ») le présente comme professeur de philosophie naturelle.

lundi 27 août 2018

Portraits de Claude Brousson (1647-1698)

Malgré le grand intérêt que Claude Brousson a suscité en tant que martyr glorieux de la cause huguenote, nous n’avons qu’un portrait de lui, et son authenticité n’est pas totalement acquise. 

Ce portrait a été réalisé par un peintre hollandais vers 1695. Certains l’attribuent à Pieter van Bronckhorst [1] (1588–1661), mais il doit s’agir d’une erreur, car le peintre est mort alors que Brousson n’avait que 14 ans. D’autres citent an Gerritsz van Bronckhorst, (1603–1661), mais là encore, le peintre était mort bien trop tôt pour peindre Brousson. A notre avis, il faut plutôt l’attribuer à Johannes van Bronckhorst (1648–1727), fils de Pieter. 

Le portrait est conservé au musée de Nîmes. Une copie se trouve au Musée du Désert à Mialet dans le Gard. Malheureusement, le tableau n’est pas mis en valeur, et les conditions d’exposition ne permettent pas de faire des photographies satisfaisantes. Voici un cliché que nous avons pris lors de notre dernière visite au musée : 

lundi 25 juin 2018

Un portrait de Benjamin de Brissac fils


Nous possédons un portrait de Benjamin de Brissac fils (1677-1746), pasteur de l’Eglise wallonne d’Amsterdam. 

La gravure de Pieter Tanjé (1706-1761) est de 1745 ; elle a été réalisée d’après un dessin de Louis Fabricius Dubourg (1693-1775). 

Le portrait est assorti d’une petite poésie : 

« Sa vertu, sa candeur le rendirent aimable, 
Sa doctrine, ses mœurs l’ont rendu respectable. »



Vous pourrez télécharger le portrait en plus haute résolution sur mon site Internet (ici).

lundi 6 novembre 2017

Portraits de Jean Daillé


Nous sommes en possession de deux portraits de Jean Daillé: 

Le premier date de 1670. La gravure - très belle - est de Pierre Lombart (1612-1681 ?), d’après un tableau de Wallerant Vaillant (1623-1677). Elle est également répertoriée au British Museum (ici) et à la Herzog August Bibliothek Wolfenbüttel (ici). 

L’inscription latine qui entoure le portrait dit : « Ioannes Dallaeus Evangelii Minister Quis Desiderio sit Pudor aut Modus tam Cari Capitis », ce qui pourrait se traduire par « Jean Daillé, ministre de l’Evangile », suivi par une citation du poète Horace (Livre 1, Ode 24 à Virigile) : « Quelle honte ou quelle mesure serait dans le regret d'une tête si chère ? » 

Une deuxième instription sous le portrait dit : « DALLAEO ingenium, mens et divinior, atque os Magna sonans; verum proh dolor! ille FVIT., ce qui peut se rendre par « Daillé était doué, il avait un esprit divin et une grande et forte voix, mais, hélas!, il n’est plus ! » 

lundi 19 juin 2017

Portrait de Jean-Frédéric Nardin

Malgré des recherches poussées, nous n’avons pas pu trouver de portrait de Nardin. Le professeur Bernard Huck, qui a rédigé une thèse de doctorat sur Nardin, nous a dit ne pas en avoir vu au cours de ses travaux. Il est donc vraisemblable que notre recherche restera infructueuse. Le mieux que nous pouvons vous offrir est une illustration que nous avons trouvée dans un petit fascicule consacré à notre pasteur et édité à Edinbourg en 1824, « The Pastor of Blamont ». En frontispice de ce petit livre de 105 pages, il y a une gravure montrant Nardin face à sa maison en flammes. 


Bien entendu, rien ne garantit que le personnage de la gravure ait la moindre ressemblance avec le pasteur montbéliardais. Ce serait même surprenant, vu que le dessin est de l’artiste écossais C. Thomson. Mais, comme on dit, faute de grives, on mange des merles …

lundi 22 mai 2017

Portraits d’Horace Monod fils

Nous sommes en possession de deux photographies d’Horace Monod fils. Malheureusement, ni l’une, ni l’autre ne sont datées (il n’est pas exclu que les deux photos aient été prises lors d’une même séance).

La première se trouve en frontispice de l’édition posthume de ses Sermons :


lundi 3 avril 2017

Portrait d’Henri Chatelain


Je viens de me procurer les six volumes des Sermons d’Henri Chatelain (1684-1743). Le premier volume contient un portrait du prédicateur en frontispice:


La gravure est datée de 1744 et signée « L.F.D.B. inv. » et « P. Lanjé (ou Tanjé) sculp. ».

Le texte sous le portrait dit :

lundi 20 février 2017

Portraits d’Ernest Dhombres (1824-1894)

Je suis en possession de deux photographies d’Ernest Dhombres.

J’ai pu acquérir la première à bon marché sur un site d’enchères en ligne.


C’est une photographie prise dans l’atelier de Charles Reutlinger (1816-1880), portant la mention « Garanti d’après nature ». Sur le dos, on trouve l’inscription manuscrite « M. Dhombres, pasteur de l’Eglise réformée de Paris. Paris 1872-1873 ». S’il faut entendre par là que le cliché à été pris en 1872 ou 1873, il montre Dhombres peu avant la cinquantaine.

lundi 30 janvier 2017

Un portrait de J.I.S. Cellerier


Après de longues recherches, j’ai fini par dénicher un portrait du pasteur Jean Isaac Samuel Cellerier (1753-1844), qui a été le pasteur de l’Eglise de Satigny, près de Genève, de 1783 à 1814, et bien connu pour ses sermons. 



lundi 21 novembre 2016

Portraits d’Alexander Morus

Dans le premier volume de son ouvrage consacré à la Révocation de l’Edit de Nantes à Paris, Orentin Douen décrit le ministre Morus comme suit :
« Ce petit homme d’aspect négligé, avait les pommettes saillantes, le menton très petit, le nez grand, fort ; sa figure maigre, creusée et terminée en pointe, s’élargissait vers les tempes ; le front un peu fuyant se dérobait en partie sous les boucles rabattues de la chevelure ; la bouche était grande ; les lèvres un peu moqueuses et en saillie s’entrouvraient comme pour parler ; d’énormes yeux noirs pleins de feu complétaient cette physionomie peu gracieuse, mais singulièrement originale et plutôt bohémienne qu’écossaise. » [1]
Cette description se fonde probablement sur un des portraits d’Alexander Morus que nous possédons. Dans son ouvrage A Biographical History of England (1824), le révérend Granger recense pas moins de six gravures d’artistes différents :
  • Crispin de Pas [voir portrait 1]
  • V. Schuppen
  • J. Correns
  • Van Somer [voir portrait 7]
  • W. Vaillant, L Visscher [voir portrait 2]
  • Anonyme, avec inscription « Memento Mori » [2]
Nous nous sommes donc mis à la recherche de ces portraits. Voici notre récolte :

Le portrait 1 a été publié vers 1650 par H[endrick] Focken [3], d’après un portrait de
C[rispijn] de Pas[se] le jeune (1594-environ 1790).


lundi 16 mai 2016

Portraits d’Isaac Jaquelot

Nous avons trouvé deux gravures montrant le portrait d’Isaac Jaquelot (1647-1708).

Il y a d’abord la gravure de B[ernard] Picart (1673-1733). Elle est datée de l’année 1715, c’est-à-dire sept ans après la mort du prédicateur. La légende donne les dates de naissance et de mort de Jacquelot et le présente comme « prédicateur du roy de Prusse ».


samedi 12 mars 2016

Portraits de Jacques Saurin (1677-1730)

Jacques Saurin a été très populaire pendant sa vie et même après ; on se souvient qu’Adolphe Monod trimballait une édition de ses sermons, au point que son père lui demande, dans une lettre du 31 mai 1826 : « N’y a-t-il point de Saurin à Naples ? » Il n’est donc pas étonnant qu’un grand nombre de portraits du prédicateur de La Haye étaient en circulation. J’en possède plusieurs, mais malheureusement, pas un seul n’est daté.

jeudi 28 janvier 2016

Un portrait d’Alexander More

Cette année, le Père Noël a eu la gentillesse de m’apporter un portrait d’Alexander More (ou Morus, si vous préférez le latin), qui a vécu de 1616 à 1670. Théologien et prédicateur de renom, ce franco-écossais a été brièvement pasteur à Charenton. Peut-être aurai-je l’occasion de présenter la biographie ou l’un ou l’autre des sermons de cet homme à la vie quelque peu turbulente.

Comme le portrait de Charles Drelincourt qui a fait l’objet d’un billet précédent, c’est une gravure de Lambert Visscher (1633-1690), d’après un portrait de Wallerant Vaillant (1623-1677).


La devise latine Per convitia et laudes est une citation de 2 Co 6.8 dans la version de la Vulgate (... à travers la mauvaise et la bonne réputation ...) et correspond bien à la personne d’Alexander More.

Vous aurez noté que le portrait est de nouveau accompagné d’un petit poème, dont l’auteur semble avoir été davantage doué pour la flatterie que pour la poésie :

Ce portrait de Morus n’est pas la ressemblance,
De cet homme divin, qu’on ne peut qu’admirer,
Puisque pour le bien peindre, il faudrait figurer
Un prodige d’esprit, de savoir, d’éloquence ;
Comme il est tout esprit, vouloir peindre son corps
C’est n’en tirer qu’une ombre et qu’un faible dehors,
Mais ce n’est pas donner son portrait véritable.
Un peintre par son art vainement l’entreprit,
La nature, en formant cet homme inimitable
Ne permit qu’à lui seul d’imiter son esprit. 

dimanche 10 janvier 2016

Portraits de Charles Babut (1835-1916)


Nous sommes en possession de deux photographies de Charles Babut. Malheureusement, aucune d’entre elles n’est datée.

La première provient du volume de Sermons choisis qui a été édité en 1913, à l’occasion des cinquante ans de ministère du pasteur. Sur ce cliché, Babut semble avoir environ cinquante ans, ce qui situerait le portrait vers 1885.


La deuxième photo a été publiée avec des recueils de sermons posthumes. Elle montre le pasteur vers la fin de sa vie. Ses rouflaquettes ont pris des dimensions impressionnantes.



Aussi publié sur mon site consacré à la grande prédication de France (ici).

dimanche 20 décembre 2015

Un portrait de Charles Drelincourt



Je viens d’acquérir un joli portrait de Charles Drelincourt (1595-1669) à l’âge de 68 ans, donc vers 1663. Il s’agit d’une gravure de Lambert Visscher (1633-1690), d’après un portrait de Wallerant Vaillant (1623-1677).

Vous aurez noté que le portrait est accompagné d’un petit poème :

Quel autre peut mieux, ô mortel ! 
Dans la mort t’apprendre à revivre 
Que celui qui par ce saint livre
S’est rendu soi-même immortel ?