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lundi 23 octobre 2017

Sermons sur le Catéchisme des Eglises réformées



Quand on s’intéresse aux prédications des pasteurs de Charenton, on découvre un certain nombre de sermons sur les 55 sections du Catéchisme de Genève (1545), qui remonte à Jean Calvin. Bien que ce Catéchisme ait été rapidement supplanté par celui de Heidelberg (1563), les pasteurs réformés de Paris du XVIIe siècle prêchaient de temps en temps sur ces leçons du Catéchisme genevois. Il nous a semblé intéressant de réunir ces sermons et de les présenter ensemble avec les passages du Catéchisme qu’ils reprennent. 

Pour l’instant, nous avons intégré 90 sermons de Michel Le Faucheur (1585-1657), Jean Mestrezat (1592-1657), Jean Daillé (1594-1670) et Alexandre Morus (1616-1670). 

Vous pouvez consulter cette collection de sermons ici.

lundi 21 novembre 2016

Portraits d’Alexander Morus

Dans le premier volume de son ouvrage consacré à la Révocation de l’Edit de Nantes à Paris, Orentin Douen décrit le ministre Morus comme suit :
« Ce petit homme d’aspect négligé, avait les pommettes saillantes, le menton très petit, le nez grand, fort ; sa figure maigre, creusée et terminée en pointe, s’élargissait vers les tempes ; le front un peu fuyant se dérobait en partie sous les boucles rabattues de la chevelure ; la bouche était grande ; les lèvres un peu moqueuses et en saillie s’entrouvraient comme pour parler ; d’énormes yeux noirs pleins de feu complétaient cette physionomie peu gracieuse, mais singulièrement originale et plutôt bohémienne qu’écossaise. » [1]
Cette description se fonde probablement sur un des portraits d’Alexander Morus que nous possédons. Dans son ouvrage A Biographical History of England (1824), le révérend Granger recense pas moins de six gravures d’artistes différents :
  • Crispin de Pas [voir portrait 1]
  • V. Schuppen
  • J. Correns
  • Van Somer [voir portrait 7]
  • W. Vaillant, L Visscher [voir portrait 2]
  • Anonyme, avec inscription « Memento Mori » [2]
Nous nous sommes donc mis à la recherche de ces portraits. Voici notre récolte :

Le portrait 1 a été publié vers 1650 par H[endrick] Focken [3], d’après un portrait de
C[rispijn] de Pas[se] le jeune (1594-environ 1790).


lundi 31 octobre 2016

Les sermons français d’Alexander Morus



La semaine passée, je vous ai parlé de la vie d’Alexander Morus (1616-1670), un prédicateur pas comme les autres. Je viens de mettre ses sermons (de langue française ; il en existe aussi en latin) sur mon petit site (ici). J’en ai trouvé 97 tout de même. Pas mal pour un prédicateur qui n’a pas publié ses sermons de son vivant et qui n’a pas encouragé leur publication posthume.

lundi 24 octobre 2016

Alexander Morus – une petite biographie




Aujourd’hui, je vous propose de faire la connaissance d’un prédicateur réformé français qui a défrayé la chronique plus d’une fois au XVIIe siècle. Sa vie a été assez tragique, et ce malgré un talent sans doute extraordinaire. 

Alexander Morus (ou : More) naît le 25 septembre 1616 à Castres (Languedoc). Son père, d’origine écossaise, y est le principal du collège réformé et aussi pasteur de l’Eglise locale [1].

A l’âge de vingt ans, en 1636, Morus se rend à Genève pour y étudier la théologie. Ses succès sont fulgurants. Il remporte le concours pour devenir professeur de grec dès 1639, en battant Etienne Le Clerc (1599-1676) ; en 1642, il succède à Frédéric Spanheim (1600-1649) comme professeur de théologie [2]. La même année, l’Eglise francophone de Londres lui adresse un appel. En 1645, il est élu recteur de l’académie de Genève.

Dès cette époque et jusqu’à la fin de sa vie, Morus divise les esprits : sa grande éloquence impressionne, mais son attitude hautaine et son comportement à l’égard de la gente féminine font jaser. Sur le plan théologique, Morus penche vers la doctrine de la prédestination telle qu’elle est enseignée par Moïse Amyraut à Saumur, ce qui lui vaut l’inimitié de Spanheim, ardent défenseur des les vues calvinistes classiques.

jeudi 28 janvier 2016

Un portrait d’Alexander More

Cette année, le Père Noël a eu la gentillesse de m’apporter un portrait d’Alexander More (ou Morus, si vous préférez le latin), qui a vécu de 1616 à 1670. Théologien et prédicateur de renom, ce franco-écossais a été brièvement pasteur à Charenton. Peut-être aurai-je l’occasion de présenter la biographie ou l’un ou l’autre des sermons de cet homme à la vie quelque peu turbulente.

Comme le portrait de Charles Drelincourt qui a fait l’objet d’un billet précédent, c’est une gravure de Lambert Visscher (1633-1690), d’après un portrait de Wallerant Vaillant (1623-1677).


La devise latine Per convitia et laudes est une citation de 2 Co 6.8 dans la version de la Vulgate (... à travers la mauvaise et la bonne réputation ...) et correspond bien à la personne d’Alexander More.

Vous aurez noté que le portrait est de nouveau accompagné d’un petit poème, dont l’auteur semble avoir été davantage doué pour la flatterie que pour la poésie :

Ce portrait de Morus n’est pas la ressemblance,
De cet homme divin, qu’on ne peut qu’admirer,
Puisque pour le bien peindre, il faudrait figurer
Un prodige d’esprit, de savoir, d’éloquence ;
Comme il est tout esprit, vouloir peindre son corps
C’est n’en tirer qu’une ombre et qu’un faible dehors,
Mais ce n’est pas donner son portrait véritable.
Un peintre par son art vainement l’entreprit,
La nature, en formant cet homme inimitable
Ne permit qu’à lui seul d’imiter son esprit.