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lundi 29 octobre 2018

La prédication de Claude Brousson



Nous ne disposons pas d’un grand nombre de travaux sur la prédication de Claude Brousson (1647-1698), infatigable prédicateur du Désert et martyr de la cause huguenote. J’étais ravi de découvrir que tout un chapitre de la monographie de Walter C. Utt [*] est consacré à ce sujet. 

J’ai fait une traduction de ce texte, que vous pouvez télécharger ici

Si vous préférez l’original anglais, il se trouve ici

Je vous recommande de lire le livre tout entier, qui en vaut bien la peine et qui ne coûte pas bien cher (moins de vingt livres sterling). 


[*] Walter C. Utt et Brian E. Strayer, The Bellicose Dove. Claude Brousson and Protestant Resistance to Louis XIV, 1647-1698, Sussex Academic Press, Brighton, 2013, 220 p. 


Egalement publié sur mon site Internet (ici). Vous y trouverez également une biographie de Brousson (ici) et la totalité de ses sermons publiés (ici).

lundi 10 septembre 2018

Claude Brousson – une petite biographie



Etant sans doute le martyr le plus connu parmi les huguenots, on ne manque pas de biographies, le plus souvent hagiographiques, de Brousson. Voici un petit compte-rendu de sa vie qui se veut assez factuel : 

Claude Brousson naît à Nîmes (Gard, Occitanie) en 1647. Son père, Jean Brousson, est un marchand et agriculteur, et par ailleurs bourgeois de la ville ; sa mère, Jeanne de Peradez (ou Paradès)  [1], vient d’une famille de la petite noblesse locale. Claude est le second fils parmi les neuf enfants du couple, dont la plupart meurent assez jeunes  [2]. 

Brousson fait ses études au Collège de Nîmes ; le pasteur Jean Claude (1619-1687) fait partie de ses enseignants. Ensuite, Brousson devient étudiant à l’Académie protestante de Nîmes, où il étudie le latin, la rhétorique, la philosophie, et les sciences humaines. Il obtient sa maîtrise en philosophe en 1664, peu de temps avant la prise en main de l’Académie par les Jésuites. Ayant pris la décision de poursuivre des études de droit, Brousson déménage à Montpellier en 1665, où il réside chez son cousin Jacques Brousson, marchand en parfums. Ayant obtenu le degré de docteur en droit en 1666, il se lance dans une carrière d’avocat à la Chambre de l’Edit  [3], d’abord à Castres (1666-1670), puis, suite au déménagement de la Chambre, à Castelnaudary (1670-1679). Le 2 janvier 1678  [4], il épouse Marie de Combelles (1649-1680), originaire de Béziers. Un premier fils, Barthélémy, naît la même année.

lundi 27 août 2018

Portraits de Claude Brousson (1647-1698)

Malgré le grand intérêt que Claude Brousson a suscité en tant que martyr glorieux de la cause huguenote, nous n’avons qu’un portrait de lui, et son authenticité n’est pas totalement acquise. 

Ce portrait a été réalisé par un peintre hollandais vers 1695. Certains l’attribuent à Pieter van Bronckhorst [1] (1588–1661), mais il doit s’agir d’une erreur, car le peintre est mort alors que Brousson n’avait que 14 ans. D’autres citent an Gerritsz van Bronckhorst, (1603–1661), mais là encore, le peintre était mort bien trop tôt pour peindre Brousson. A notre avis, il faut plutôt l’attribuer à Johannes van Bronckhorst (1648–1727), fils de Pieter. 

Le portrait est conservé au musée de Nîmes. Une copie se trouve au Musée du Désert à Mialet dans le Gard. Malheureusement, le tableau n’est pas mis en valeur, et les conditions d’exposition ne permettent pas de faire des photographies satisfaisantes. Voici un cliché que nous avons pris lors de notre dernière visite au musée : 

lundi 9 juillet 2018

Un sermon du « Désert »



Sur quel texte prêche un prédicateur lorsqu’il s’adresse à des chrétiens persécutés jusqu’au sang ? 

Le sermon du jour, donné par Claude Brousson (1647-1698) aux huguenots du « Désert » entre 1690 et 1693, au risque de sa vie, donne une réponse à première vue surprenante : sur un passage tiré du Cantique des cantiques. 

Dans cette prédication allégorique, Brousson compare la communauté persécutée à la colombe dans les fentes des rochers, et il lui adresse les paroles 
Ma colombe, qui te tiens dans les fentes de la roche, et dans les cachettes de contremont, fais-moi voir ton regard, et fais-moi ouïr ta voix ; car ta voix est douce, et ton regard est de bonne grâce.
en les présentant comme une parole de Jésus à son Eglise. 

Vous pouvez lire ce sermon en cliquant ici

Si vous préférez en écouter un enregistrement (48 min.), c’est ici

Ce sermon, comme bien d’autres, se trouve aussi sur mon site Internet (ici).

lundi 15 août 2016

Sermons de Claude Brousson



Claude Brousson (1647-1698) est probablement le plus connu des martyrs de la période du désert. Nous sommes en possession de 21 sermons de sa plume, sous forme d’un recueil ayant le joli titre La Manne du désert. Je viens d’ajouter ces sermons à mon site (ici).

NB : Ce recueil est très difficile à trouver de nos jours ; les sermons ont été numérisés et mis en ligne par la Sächsische Landesbibliothek, à qui je voudrais exprimer tous mes remerciements.