samedi 27 août 2022

Laurent Drelincourt sur l’été

 


Dans le trente-quatrième sonnet du premier livre de ses Sonnets chrétiens, Laurent Drelincourt (1625-1680) dit toute la beauté de l’été :

Saison qui viens à nous, l’œil riant, les mains pleines, 
Été, qui chaque jour prends des charmes nouveaux, 
J’admire tes habits, si brillants et si beaux, 
Les fruits de tes jardins, les troupeaux de tes plaines, 
 
La fraîcheur de tes bois, l’ardeur de tes arènes 
L’azur de ton lambris, le cristal de tes eaux, 
La pompe de tes champs, l’orgueil de tes coteaux, 
Et de tes doux zéphires les subtiles haleines. 
 
Je suis ravi, surtout, du sort des laboureurs, 
À qui tu fais cueillir, après mille sueurs, 
La riche moisson d’or que le ciel leur envoie. 
 
Je sème, je travaille et je pleure ici-bas, 
Mais je dois, dans les cieux, recueillir, avec joie, 
L’abondance des biens qui suivent le trépas.
   
 
Également publié sur mon site (ici). Vous y trouverez également les annotations de l’auteur, ainsi que le facsimilé du sonnet publié en 1680.

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