lundi 18 juin 2018

Jacques Saurin sur la nécessité de la religion révélée



Nous abordons maintenant la seconde partie du Catéchisme de Jacques Saurin (1677-1730), qui traite de la révélation spéciale. Dans la section première, il est question de la nécessité de cette révélation. Vous noterez que Saurin est déjà un enfant des Lumières et que sa vision de l’homme naturel et des capacités de la raison est bien plus optimiste que celle des Réformateurs.
 
Demande du catéchiste : N’avons-nous point d’autres secours pour connaître Dieu et le culte qu’il demande de nous, que la religion naturelle ?

Réponse du catéchumène : Nous avons le secours de la religion révélée.

D.     Qu’entendez-vous par la religion révélée ? 

R.      Celle qu’il a plu à Dieu de nous enseigner lui-même.

D.     Pourquoi a-t-il ajouté la révélation [1] à la religion naturelle ? 

lundi 11 juin 2018

Benjamin de Brissac fils – une petite biographie



Benjamin de Brissac naît le 31 mars 1677 à Châtellerault (Vienne). Son père est Benjamin de Brissac, sieur du Vigneau [1] (1640-1721), pasteur de l’Eglise réformée du lieu, sa mère Suzanne Catillon (1663-1721) [2], fille de Jean Catillon, marchand joaillier et « garde des pierreries de son Altesse Royale, Mademoiselle d’Orléans » [3]. Benjamin est le fils âinée, suivi de cinq filles dont la dernière naît en 1685. 

lundi 4 juin 2018

Sermons de Benjamin de Brissac père



Je viens de mettre en ligne les trois sermons de Benjamin de Brissac (1640-1721) qui ont été conservés. J’ai pu obtenir des scans de ces textes rarissimes grâce à la BNF et à l’Université de Leyde (Pays-Bas).

Vous pouvez les consulter ici.

Pour rappel, la biographie de ce pasteur huguenot se trouve ici.

lundi 28 mai 2018

Laurent Drelincourt sur l’or



Dans le vingt-neuvième sonnet du premier livre de ses Sonnets chrétiens, Laurent Drelincourt (1625-1680) médite sur un métal pas comme les autres :

Vieux tyran, d’obscure naissance, 
Brillant et pâle séducteur, 
Subtil et volage enchanteur, 
Sujet de trouble et d’insolence, 

dimanche 20 mai 2018

Un sermon pour la Pentecôte



En ce dimanche de la Pentecôte, je vous propose de lire (ou d’écouter, si le cœur vous en dit) un sermon que Jean Mestrezat (1592-1657) a donné le 15 mai 1633 à Charenton. 

Partant du dualisme du sang et de l’eau dans l’Ecriture, Mestrezat établit un parallélisme avec les fêtes de la Pâque et de la Pentecôte. Cela le conduit aux paroles de Simon Pierre à l’occasion de la descente de l’Esprit sur les disciples qui ouvre le livre des Actes :

lundi 14 mai 2018

Sermons de Samuel Bochart



Je viens d’enrichir mon petit site historico-homilétique de 23 sermons de Samuel Bochart (1599-1667), pasteur à Caen, orientaliste et géographe de renom, et accessoirement beau-frère de Jean-Maximilian de l’Angle. 

J’ajouterai une biographie sommaire dès que possible. 

Vous trouverez ces 23 sermons sur la Genèse ici.

dimanche 6 mai 2018

La composition du sermon selon Jean Claude (4)



Dans le quatrième chapitre de son traité de la composition du sermon, Jean Claude (1619-1687) donne quelques règles générales que le prédicateur ferait bien de respecter, même de nos jours :

4.1 Qu’une tractation soit claire

Voilà pour le choix des textes. Je viens maintenant à leur tractation, et je ne prétends point mettre seulement en avant [de] certaines règles générales que tout le monde sait, bien que peu de personnes les observent. Je dirai néanmoins premièrement qu’il faut que la tractation explique clairement et nettement un texte, qu’elle en fasse comprendre facilement le sens, et qu’elle mette les choses tellement devant les yeux que les auditeurs n’aient nulle peine à les comprendre. Cette règle va à condamner l’obscurité et l’embarras, qui est la chose du monde la plus importune dans une chaire. Il faut se figurer que la plupart des auditeurs sont des gens simples, à qui pourtant il faut faire profiter la prédication, ce qui ne se peut à moins qu’on soit fort clair. Et quant aux personnes savantes qui vous écoutent, il est certain qu’ils vous estimeront toujours beaucoup plus si vous êtes clair que si vous êtes obscur, et cela pour deux raisons : l’une, qu’ils ont eux-mêmes égard aux simples, et que leur charité n’est point contente si les plus simples ne sont pas satisfaits. L’autre raison est qu’ils sont eux-mêmes bien aisés de n’être pas obligés à une trop grande application d’esprit, ce qui serait, si le discours du prédicateur était obscur. Les esprits des hommes, quels qu’ils soient, savants et ignorants, fuient ordinairement la peine, et les savants sont assez fatigués dans le cabinet, sans l’être encore dans le Temple.

lundi 30 avril 2018

Objections contre le dogme de la providence



La première partie du Catéchisme de Jacques Saurin (1677-1730) traite des vérités de la religion naturelle. Dans la section XIV, il est question de quelques objections contre le dogme de la providence. On y touche à quelques sujets théologiques d’envergure. Vous noterez à quel point Saurin est déjà un enfant des Lumières. 

Demande du catéchiste : Est-ce une chose digne de Dieu qui forme de si grands desseins, et qui les exécute, d’entrer dans tous les détails touchant le monde en général, et touchant la conduite et la destinée des hommes en particulier ? 

Réponse du catéchumène : Si l’intelligence de Dieu était bornée comme celles des hommes, ces détails seraient indignes de lui, mais l’intelligence divine est infinie ; l’attention qu’elle donne aux petites choses ne l’empêche pas de fournir aux grandes. 

lundi 23 avril 2018

Benjamin de Brissac père – une petite biographie

Benjamin de Brissac, sieur du Vigneau [1], naît en 1640. Il est le fils de Jacques de Brissac (1592-1667), ancien professeur de philosophie à l’Académie de Saumur et pasteur de Loudun (Vienne), et de sa seconde épouse, Marie Ribay [2] (1626-?). 

 

Après des études de théologie, il est consacré au saint ministère en 1672 et devient pasteur de l’Eglise réformée de Chatillon-sur-Indre (Indre) en 1673, puis de Châtellerault [3] (Vienne) à partir de 1675 [4].

Le 16 février 1676, il se marie avec Suzanne Catillon [5] (1663-1721), fille de Jean Catillon, marchand joaillier et « garde des pierreries de son Altesse Royale, Mademoiselle d’Orléans » [6].

lundi 16 avril 2018

Les sermons de Jean-Maximilian de l’Angle



Désormais, vous trouverez sur mon site la totalité des 28 sermons publiés de Jean-Maximilian de l’Angle (1590-1674), pasteur réformé à Rouen. Vous y accéderez en cliquant ici.

J’ai également rassemblé quelques documents le concernant que vous pourrez consulter ici.

Enfin, la biographie de ce pasteur influent en Normandie se trouve ici.

lundi 9 avril 2018

La terre, vue par Laurent Drelincourt



Le vingt-huitième sonnet du premier livre des Sonnets chrétiens, Laurent Drelincourt (1625-1680) est consacré à la terre :

Maison des bergers et des rois,
Corps à qui la cause première
Sans autre organe que sa voix
Donna la forme et la matière ;

dimanche 1 avril 2018

Un sermon pour le dimanche de Pâques



Notre sermon pascal a été écrit par le pasteur genevois Jean Isaac Samuel Cellerier (1753-1844) pour le jour de Pâques de l’an 1802. 

Comme le dit la note introductive, les circonstances de cette prédication étaient particulières, car « l’ère chrétienne venait d’être rétablie et … le culte divin put être célébré de nouveau avec son antique solennité ». En 1792, Genève a été atteinte par la Révolution française, puis, en 1798, annexée par la France ; celle-ci, après le coup d’état de 1799, s’achemine vers le règne de Napoléon Ier. 

Le prédicateur se réjouit du « triomphe de la religion du Christ ». Il note que pour entrer dans la joie de l’Eglise, qui fête à la fois la résurrection du Christ et sa propre résurrection, il faut lui appartenir et revêtir les sentiments des premiers chrétiens. A cette fin, il se propose de sonder une parole de Paul adressée aux Colossiens : 
Si vous êtes ressuscité avec Christ, cherchez les choses du ciel. (Col 3.1) 

vendredi 30 mars 2018

Un sermon pour le Vendredi saint




En ce jour où les chrétiens se souviennent de la mort du Messie, je vous propose une belle méditation de Jean Daillé (1594-1670) sur la célèbre prophétie d’Esaïe au sujet du serviteur souffrant (Es 53.1-10), donnée à Charenton le 15 avril 1650. 

Daillé indique qu’il a choisi ce texte à cause de sa grande clarté. Il l’explique en abordant trois points :

samedi 24 mars 2018

Un sermon pour le dimanche des Rameaux



Notre sermon du jour nous fait découvrir une prédication donnée le 26 mars 1720 par Jean-Frédéric Nardin (1687-1728), alors pasteur de l’Eglise luthérienne à Blamont. 

La prédication repose sur une lecture allégorique du texte de Mt 21.1-13. Nardin assimile l’entrée de Jésus dans la ville de Jérusalem à la conversion d’une âme. 

Le sermon est construit en trois parties : 

lundi 19 mars 2018

Jean-Maximilian de l’Angle - une petite biographie




Jean-Maximilian [1] de Baux, seigneur de l’Angle [2], naît à Evreux (Eure, Normandie) en 1590. Son père est Jean de L’Angle, ancien de L’Eglise d’Evreux, sa mère s’appelle Suzanne Pinchon [3].

Il devient pasteur de l’Eglise réformée de Rouen, qui se réunit alors dans un Temple situé dans le village de Quevilly, en 1615. Il possède une maison et des vignes à Gaillon, à 50 km au sud-est de Rouen.

Le jeune ministre se marie avec Marie Bochart (1601-1670), la fille du pasteur de Rouen, René Bochart (1560-1614) [4] et d’Esther du Moulin (1565-1641), sœur de Pierre du Moulin [5]. Le mariage a lieu le 1er mai 1616 au Temple de Quevilly [6]. 

lundi 12 mars 2018

Adolphe Monod et Eugène Bersier


1. Les faits 

Nous ignorons s’il y a eu des contacts personnels entre Adolphe Monod et Eugène Bersier. Il faut dire que les deux hommes n’avaient pas beaucoup de temps pour se croiser. Eugène monte à Paris à la fin de ses études de théologie, en février 1854, et il repart pour l’Allemagne au mois juillet de la même année. Il retourne à Paris fin 1854 ou début 1855, à un moment où Adolphe Monod est sérieusement malade et sur le point de se retirer du pastorat. 

Adolphe Monod and Eugene Bersier




1. Facts 
 
We do not know whether Adolphe Monod and Eugene Bersier have ever met. As a matter of fact, the two men hardly had enough time to meet. Bersier came to Paris at the end of his divinity studies in February 1854 and left for Germany in July. He returned to Paris at the end of the year 1854 or at the beginning of 1855. At that time Monod was already seriously ill and close to giving up his ministry.

Adolphe Monod und Eugène Bersier



 
1. Fakten

Wir wissen nicht, ob es persönliche Kontakte zwischen Adolphe Monod und Eugène Bersier gab, zumal die beiden Männer nicht viel Gelegenheit hatten, sich über den Weg zu laufen. Eugène kam im Februar 1854, nach Abschluss seines Theologie-Studiums nach Paris, und er brach schon im Juli desselben Jahres nach Deutschland auf. Er kam Ende 1854 oder Anfang 1855 nach Paris zurück, also zu einem Zeitpunkt, an dem Adolphe Monod schon ernsthaft krank war und im Begriff, sich aus dem Pfarramt zurückzuziehen.

lundi 5 mars 2018

Discours familiers, sermons et homélies de Cellerier



La deuxième moitié du XVIIIe siècle et le début du XIXe ont été des périodes de déclin de la prédication chrétienne. La domination du rationalisme des Lumières a privé celle-ci de sa force ; il faudra attendre les différents réveils pour revigorer la proclamation de l’Evangile. L’un des rares prédicateurs de langue française qui se distinguent pendant cette période est Jean Isaac Samuel Cellerier (1753-1844), pasteur à Satigny dans le canton de Genève (Suisse).

Je viens d’enrichir mon site de 161 discours familiers, sermons et homélies de Cellerier, dont 138 textes qu’il a publiés de son vivant. L’éditeur du seul volume de sermons publié peu après la mort du pasteur mentionne 141 sermons que Cellerier aurait lui-même publiés. A supposer ce nombre exact, il ne nous manquerait donc que trois textes dans notre collection, que vous trouverez ici.

Cet ajout fait que le nombre de sermons disponibles sur mon site a franchi le nombre de 2000.

L’index scripturaire a été mis a jour, tout comme l’index chronologique (mais il s’avère que la très grande majorité des sermons de Cellerier ne sont pas datés). 

lundi 26 février 2018

La navigation, vue par Laurent Drelincourt



Dans le vingt-septième sonnet du premier livre de ses Sonnets chrétiens, Laurent Drelincourt (1625-1680) médite sur la navigation au grand large :

Artifice étonnant, vaste témérité !
Les mortels se sont fait des maisons vagabondes,     
Et d’un trafic douteux cherchant l’utilité          
Sur le fier élément traverse[nt] les deux mondes.     

Un vaisseau jusqu’au ciel, par les flots, est porté,   
Puis, tout-à-coup, il cède au caprice des ondes,  
Et, jusques dans l’abîme étant précipité,       
Il est comme englouti dans les vagues profondes. 

Ah ! Si ardente soif d’acquérir des trésors,       
Dangereux aux vivants, inutiles aux morts,       
Fait quitter la patrie et braver la mort même.

Chrétien, ne dois-tu pas, par des projets plus hauts,    
Pour gagner les trésors de la gloire suprême
Quitter le biens du siècle et braver tous les maux ?
 

Egalement publié sur mon site Internet (ici). Vous y trouverez également les annotations du poète et le facsimilé de l’édition de 1680.

lundi 19 février 2018

Notes sur un article consacré à la prédication de J. Daillé


Nicholas Must, « Preaching the Place of Huguenots in France : The Sermons of Jean Daillé and Huguenot Identity under the Edict of Nantes » Journal of Early Modern Christianity, 2015, 2(2), p. 221-239


Malgré une production homilétique hors norme, Jean Daillé (1594-1670) n’a pas encore fait l’objet d’études d’envergure ; c’est donc avec un grand plaisir que j’ai découvert que l’historien Nicholas Must [1] a consacré un article à la prédication du pasteur de Charenton. Voici quelques notes de lecture, suivies d’une appréciation personnelle.

L’article

L’article de Nicholas Must prend son point de départ dans une prédication donnée par Daillé lors de la mémorable journée de jeûne organisée par l’Eglise réformée de Paris le 21 août 1636, suite à la prise de Corbie (Somme) par les Espagnols. L’auteur se propose de démontrer que cette prédication, comme la plupart des prédications données par le pasteur de Charenton, cultive « l’identité hybride » des huguenots, qui combine leur particularisme religieux et leur dévotion politique envers le roi de France, en plaidant à la fois la soumission au monarque absolu et le droit à l’existence des réformés.

lundi 12 février 2018

Sermons de Samuel Durant



Je viens d’enrichir mon site de 43 sermons de Samuel Durant (1580-1626), pasteur à Charenton et prédécesseur, dans cette fonction, de Jean Daillé. Vous les trouverez ici.

L’index scripturaire a été mis à jour. 

Malheureusement, aucun des sermons de Durant, qui ont été édités par son collègue et ami Frédéric Spanheim, n’est daté. 

Les ouvrages de Durant sont assez difficiles à trouver. Pour l’instant, je n’ai pas été en mesure de trouver les sermons de Durant sur Esaïe (publiés en 1618), ses trois sermons sur 1 Th 5.19 (publiés en 1623) et les sermons contenus dans le recueil Six sermons sur quelques textes de l’Ecriture sainte (également publié en 1623).

lundi 5 février 2018

La composition du sermon selon Jean Claude (3)



Le troisième chapitre du Traité de la composition d’un sermon de Jean Claude (1619-1687) est consacré à la tractation, et plus particulièrement au choix du texte de la prédication.

Je viens maintenant à la tractation, sur laquelle d’abord je dirai quelque chose sur le choix des textes. (1) Il ne faut jamais prendre des textes, [à moins] qu’il n’y ait un sens complet. Car il n’appartient qu’à des impertinents et à des fous d’aller prêcher sur un mot ou deux, qui ne signifient rien. (2) Il faut même non seulement prendre des paroles qui aient un sens complet en elles-mêmes, mais il faut aussi que ce soit le sens complet de l’auteur duquel vous prenez les paroles, car c’est son discours et sa pensée que vous expliquez. Par exemple, si quelqu’un prenait ces paroles, 2 Co 1.34 : Béni soit Dieu qui est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, et qu’il s’arrêtait là, il prendrait un sens complet, mais ce ne serait pas celui de l’apôtre. S’il allait plus avant, et qu’il ajoutât : qui nous console en toute notre affliction, ce ne serait pas encore le sens complet de saint Paul ; il faut donc aller jusqu’à la fin du verset 4, car alors on aura tout ce que saint Paul veut dire. Pourvu qu’on prenne le sens complet de l’auteur sacré, on peut s’arrêter là. Car il y a peu de textes dans l’Ecriture de cette nature, qui ne fournissent assez de matière pour faire une juste action, et il est également incommode de prendre trop de matière, et de n’en prendre pas assez. Il faut éviter l’une et l’autre de ces deux extrémités. 

lundi 29 janvier 2018

Jean Daillé – ses sermonnaires



Jean Daillé (1594-1670) a publié tant de recueils de sermons qu’il est parfois difficile de s’y retrouver. C’est pourquoi nous avons rassemblé les 24 volumes dont nous avons connaissance. Vous pouvez télécharger chaque volume ici, en cliquant sur la page de titre.

lundi 22 janvier 2018

Sermons de Pierre Du Moulin



Je viens d’enrichir mon site de 109 sermons de Pierre Du Moulin (1568-1658), pasteur à Charenton et à Sedan et redoutable lutteur pour la cause protestante. Vous les trouverez ici.

Une petite biographie du prédicateur se trouve ici.

Les index scripturaire et chronologique ont été mis à jour.

lundi 15 janvier 2018

Samuel Durant (1580-1626) – une petite biographie



Nous connaissons assez mal vie de Samuel Durant, car les documents le concernant sont rares [1]. Nous ignorons même sa date et son lieu de naissance. Samuel est le fils aîné de Jean Durant († 1593), conseiller du roi et trésorier général des bâtiments de France [2], et de Madeleine Couët du Vivier (1550- ?). Le mariage de ses parents ayant eu lieu en 1579 [3], on estime en général que Samuel est né vers 1580. Il a trois frères : Ezéchiel [4], Daniel [5] et Jean [6].

Samuel se destine d’abord à une carrière militaire, mais il y renonce plus tard pour embrasser la théologie [7].

lundi 8 janvier 2018

Les eaux vives selon Laurent Drelincourt



Dans le vingt-sixième sonnet du premier livre des Sonnets chrétiens, Laurent Drelincourt (1625-1680) évoque les fontaines et les rivières :

Verres tremblants, miroirs liquides,        
Flots d’argent, veines de cristal,        
Qui de votre coulant métal           
Humectez les terres arides,         

Canaux dont les ondes rapides,     
S’enfuyant de leur lieu natal,    
Roulent, par un ordre fatal           
Dans le sein des plaines humides :     

Beaux fleuves, ruisseaux précieux,         
Où le brûlant astre des cieux,          
Se baignant, amortit ses flammes ;

Qu’êtes-vous, pour charmer les cœurs,       
Au prix de la source, où les âmes        
Puisent d’éternelles douceurs ?  

Egalement publié sur mon site Internet (ici). Vous y trouverez également les annotations du poète et le facsimilé de l’édition de 1680.

lundi 1 janvier 2018

Prédication pour le premier jour de l’an



Pour bien commencer le nouvel an, je vous propose de découvrir un sermon que Jean-Frédéric Nardin (1687-1728) a donné il y a presque trois siècles, le 1 janvier 1721.

Dans son  sermon, Nardin part d’un texte évoquant la circoncision de Jésus: 
 …  Quand huit jours furent accomplis, il fut circoncis et on lui donna le nom de Jésus, celui que l’ange avait indiqué avant sa conception. …  (Lc 2.21 ; NBS)