lundi 29 août 2016

Etienne Chauvin (1640-1725)



Voici la biographie d’un homme intéressant que j’ai croisé dans mes lectures, un pasteur happé par les Lumières et son amour des sciences ...

Etienne (ou Stephanus) Chauvin naît à Nîmes le 18 avril 1640. Son père, Jacques Chauvin, est un marchand aisé.

Etienne fait des études de théologie à Nîmes. En 1661, nous le trouvons à Paris, probablement pour compléter sa formation [1]. Ayant défendu sa thèse en 1662, il est admis comme pasteur. Il est consacré par le synode provincial de Montpellier le 3 mai 1663.

lundi 22 août 2016

Laurent Drelincourt – Sur les cieux



Dans son seizième sonnet, Laurent Drelincourt (1625-1680) lève ses yeux vers les cieux : 

Hauts et vastes lambris, d’éternelle structure, 
Incorruptibles cieux, divins compartiments, 
Voûtes d’argent et d’or, superbes bâtiments, 
Dont, sans art, Dieu forma la noble architecture ; 

Globes, de si parfaite et si riche figure, 
Si constants, si légers, en tous vos mouvements, 
Qui dans votre ample sein logez les éléments, 
Et qui servez de comble à toute la nature ; 

De votre auguste front quand je vois la rondeur, 
Les grâces, les trésors, la pompe et la splendeur, 
Les diamants, l’azur, el cristal et la flamme ; 

Percé de vos rayons, ébloui de vos feux, 
Je ne puis retenir ce transport de mon âme : 
O que le Maître est grand, qui vous fit si pompeux ! 


Aussi publié sur mon site (ici) ; vous y trouverez également le facsimilé de 1680.

lundi 15 août 2016

Sermons de Claude Brousson



Claude Brousson (1647-1698) est probablement le plus connu des martyrs de la période du désert. Nous sommes en possession de 21 sermons de sa plume, sous forme d’un recueil ayant le joli titre La Manne du désert. Je viens d’ajouter ces sermons à mon site (ici).

NB : Ce recueil est très difficile à trouver de nos jours ; les sermons ont été numérisés et mis en ligne par la Sächsische Landesbibliothek, à qui je voudrais exprimer tous mes remerciements.

lundi 8 août 2016

Charles Drelincourt – Attendre la mort à toute heure





Nous avons vu qu’au septième chapitre de ses Consolations, Charles Drelincourt conseille à ceux qui veulent surmonter la crainte de la mort d’y penser souvent. Le chapitre 8 explique une autre stratégie, à savoir d’attendre la mort à toute heure. Car il ne suffit pas de penser souvent à la mort, si on s’adonne en même temps à la pensée qu’elle est encore lointaine. Il faut donc que nous nous mettions en tête que notre vie est courte, et que le temps qui nous sépare de notre morte s’écoule à grande vitesse. Nous nous acheminons sûrement, mais imperceptiblement vers le trépas. On a donc beau oublier la mort, elle ne nous oublie pas. A bien considérer les choses, nous commençons à mourir dès notre naissance, de sorte qu’on a tort de ne désigner par « mort » que le moment qui sépare corps et âme. Et notre vie est marquée par une grande fragilité : « Il ne faut qu’un petit moucheron, un pépin, un cheveu, un grain de raisin, un grain de cendre ou quelque autre atome pour arrêter le souffle de notre vie. » Chaque instant peut être le dernier de notre vie. Drelincourt le dit sans ambages : 
« Puisque la mort est certaine et inévitable, et qu’il n’y a rien de plus incertain que son heure, il faut vivre comme si nous avions à mourir à tout moment, ayant toujours nos âmes sur le bord de nos lèvres, prêts à les remettre entre les mains de notre Créateur. … Puisque nous ne savons en quel temps ni en quel lieu la mort nous viendra visiter, attendons-la en tout temps et en tout lieu. » 

Le chapitre se clôt sur trois prières : une « sur l’attente continuelle de la mort », une à destination de la jeunesse et une autre à l’attention des seniors.

Aussi publié sur mon site consacré à la grande prédication française (ici). Vous y trouverez également un facsimilé du texte ainsi qu’un enregistrement audio.

lundi 1 août 2016

In memoriam Léon Stapfer (1844-1930)


Léon Stapfer est un petit-fils de Philipp-Albert Stapfer, l’un des éducateurs d’Adolphe Monod, et le neveu par alliance d’une sœur d’Adolphe. Il est aussi l’auteur d’une étude fort intéressante sur le prédicateur, qu’il a entendu prêcher pendant son enfance.

Léon Stapfer naît le 30 avril 1844 à Paris. Il est le fils d’Albert (plus précisément : Frédéric Albert Alexandre) Stapfer (1802-1892), littéraire et traducteur de Goethe, et de son épouse, Clary Louise Vincens. Son grand-père est Philipp-Albert Stapfer (1766-1840), ancien ministre suisse des arts et sciences, puis ambassadeur de la République helvétique à Paris et proche de la famille Monod ; il a été un des éducateurs du jeune Adolphe [1].