lundi 17 septembre 2018

La « Lettre à un jeune curé » retrouvée



En dehors de ses prônes (que j’ai rassemblés ici), François-Léon Réguis (1725-1789) ne semble avoir laissé qu’un seul ouvrage, à savoir sa Lettre à un jeune curé, avec l’Examen critique d’une Dissertation sur l’objet des Pseaumes, Rouen : Veuve L. Dumesnil, 1787, 103 p. 

Après de longues recherches infructueuses, j’ai pu me procurer une copie de ce livre rarissime, grâce à la Bibliothèque Nationale de France, que je remercie. 

Il me semble que les deux textes réunis dans ce volume permettent d’un peu mieux cerner la personnalité de Réguis, que nous ne connaissons pas très bien. 

Vous pouvez télécharger les deux textes ici

La biographie de Réguis se trouve ici

lundi 10 septembre 2018

Claude Brousson – une petite biographie



Etant sans doute le martyr le plus connu parmi les huguenots, on ne manque pas de biographies, le plus souvent hagiographiques, de Brousson. Voici un petit compte-rendu de sa vie qui se veut assez factuel : 

Claude Brousson naît à Nîmes (Gard, Occitanie) en 1647. Son père, Jean Brousson, est un marchand et agriculteur, et par ailleurs bourgeois de la ville ; sa mère, Jeanne de Peradez (ou Paradès)  [1], vient d’une famille de la petite noblesse locale. Claude est le second fils parmi les neuf enfants du couple, dont la plupart meurent assez jeunes  [2]. 

Brousson fait ses études au Collège de Nîmes ; le pasteur Jean Claude (1619-1687) fait partie de ses enseignants. Ensuite, Brousson devient étudiant à l’Académie protestante de Nîmes, où il étudie le latin, la rhétorique, la philosophie, et les sciences humaines. Il obtient sa maîtrise en philosophe en 1664, peu de temps avant la prise en main de l’Académie par les Jésuites. Ayant pris la décision de poursuivre des études de droit, Brousson déménage à Montpellier en 1665, où il réside chez son cousin Jacques Brousson, marchand en parfums. Ayant obtenu le degré de docteur en droit en 1666, il se lance dans une carrière d’avocat à la Chambre de l’Edit  [3], d’abord à Castres (1666-1670), puis, suite au déménagement de la Chambre, à Castelnaudary (1670-1679). Le 2 janvier 1678  [4], il épouse Marie de Combelles (1649-1680), originaire de Béziers. Un premier fils, Barthélémy, naît la même année.

lundi 3 septembre 2018

Introduction à la révélation, par Jacques Saurin



La seconde partie du Catéchisme de Jacques Saurin (1677-1730) traite de la religion révélée. Dans la section II, Saurin présente son idée générale de celle-ci : 

Demande du catéchiste : Vous avez prouvé que nous avions besoin d’une révélation ; comment prouveriez-vous qu’il y en a une, et que Dieu, qui pouvait laisser les hommes dans cet état d’ignorance où ils s’étaient mis par leur propre faute, a voulu les en retirer ? 

Réponse du catéchumène : C’est que nous avons des livres dont nous savons que Dieu est l’auteur, et dans lesquels nous trouvons tout ce qui manquait à la religion naturelle. 

D. Quels sont ces livres ?